Notre défi

« L’essor économique et la compétitivité du Canada dépendent d’une utilisation efficace des TIC. Pour y parvenir, nous devons former une relève de grande qualité en TIC capable de répondre aux exigences de demain. »
—Stéphane Boisvert, président de la Coalition et président de Bell Canada, groupe Grandes entreprises

Le marché du travail canadien en TIC est sous pression.

Non seulement de nombreux bébés-boumeurs sont à l’aube de la retraite (en 2006, près de 8 % des travailleurs en TIC avaient plus de 55 ans), mais la demande de compétences liées aux TIC ne cesse de croître et de plus en plus de jeunes se désintéressent des études et des emplois dans les domaines liés aux TIC. À titre d’exemple, de 2002 à 2006, les inscriptions aux programmes de premier cycle en informatique ont chuté de 30 % et les universités canadiennes ont décerné 2 200 moins de diplômes en informatique, génie logiciel et mathématiques appliquées. Les conséquences de l’insuffisance d’inscriptions pour le secteur des TIC sont multiples : pénuries importantes et croissantes de main-d’œuvre, perte de productivité, sous-rendement du secteur et incidence négative sur l’économie canadienne.

Les compétences des étudiants ne répondent pas aux exigences des employeurs

L’évolution des emplois en TIC a accru la nécessité d’assurer que les compétences des diplômés correspondent aux attentes des employeurs. Ces demandes s’éloignent des emplois traditionnels en TIC (comme les postes de programmeurs) et se tournent plutôt vers des postes spécialisés qui intègrent affaires et TIC, de même que vers des secteurs hautement spécialisés et des emplois multidisciplinaires en TIC (comme la bio-informatique et la conception industrielle). Il en résulte une pression accrue sur les enseignants et le secteur pour orienter les étudiants intéressés vers un programme de formation et un chemin de carrière pertinents dans le domaine des TIC.

Les femmes sont toujours sous-représentées en TIC et dans les domaines connexes

Les femmes constituent 46,7 % de l’ensemble de la main-d’œuvre canadienne. Cependant, en mars 2009, elles occupaient seulement 25 % de tous les emplois en TI, exactement la même proportion qu’en mars 2000.

De plus en plus nombreuses à poursuivre des études supérieures, les femmes représentent les deux tiers du nombre croissant d’inscriptions à plein temps dans les universités depuis 1971. Par contre, le pourcentage de femmes inscrites à des programmes liés aux TI diminue depuis des années.

La Coalition canadienne pour une relève en TIC doit brosser un tableau plus précis des carrières en TIC

L’apport des professionnels en TIC est essentiel à l’innovation et à la productivité dans chaque secteur de l’économie.

Le domaine des TIC est de moins en moins synonyme de travail sédentaire en programmation traditionnelle et ouvre de plus en plus la voie aux carrières passionnantes du 21e siècle pour les professionnels qui montrent des qualités de chef et font naître l’innovation :

  • Les professionnels d’affaires qui possèdent le savoir, les compétences et les qualités personnelles pour mener et soutenir l’utilisation efficace et concurrentielle des technologies de l’information. Selon l’Institute for Competitiveness and Prosperity, le ralentissement de la productivité est largement attribuable à des lacunes dans ces ensembles de compétences. Au cours des douze mois précédant juin 2010 – dans le pire de la récession – les emplois dans cette catégorie ont progressé de 30 % par rapport à une base de 200 000 emplois. Dans l’ensemble du Canada, les employeurs ne trouvent pas suffisamment de candidats qui savent intégrer affaires et technologie. De plus, nous sommes confrontés à une importante pénurie d’entrepreneurs en technologie qui s’y connaissent aussi en affaires.
  • Les technologues spécialisés – à la fois spécialisés en TI et dans des disciplines multiples – qui se tiennent à la fine pointe de l’innovation dans chaque domaine, que ce soit l’innovation de produits en TIC, les médias numériques, les soins de santé et la recherche médicale, l’infrastructure verte ou la conception automobile. Les pénuries de compétences dans des domaines liés aux TIC propres à des industries freinent le développement de nombreux secteurs clés (par ex. informatique de la santé, informatique de réseau électrique, système de véhicules et transports intelligents, fabrication de pointe, médias numériques, technologies et applications mobiles) et la performance de l’ensemble de l’économie canadienne.

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