Qu’est-ce qui influence les élèves de la génération Y
dans leurs choix de carrière?
(MONTRÉAL, le 9 juin 2009) – Les élèves de la génération Y des écoles secondaires canadiennes savent que les emplois dans les technologies de l’information et des communications (TIC) offrent de bons salaires, une bonne sécurité d’emploi et sont faciles à dénicher. Toutefois, selon une étude récente dirigée par le Conference Board du Canada et commandée par Bell pour le compte de la Coalition canadienne pour une relève en TIC, ces facteurs ont peu ou aucun rapport sur l’attrait des carrières en TIC pour ces étudiants. Cette étude apporte de nouvelles données à savoir pourquoi tant d’étudiants canadiens des collèges et universités se détournent des programmes de sciences informatiques, avec une baisse des taux d’inscription de 33 % à 40 %, voire plus depuis 2001.
Intitulé « Brancher les élèves vers les emplois et les carrières de demain en TIC », ce rapport indique que les élèves sont davantage tentés de choisir une carrière qu’ils perçoivent comme intéressante, agréable, décontractée (cool) et créative. Même si le sens commun pointe les craintes de l’instabilité d’emploi de l’impartition, de la délocalisation et que les gens se souviennent du crash des technos, l’étude montre que pour s’attaquer à la question des compétences, l’industrie des TIC doit aborder le problème sous d’autres angles et s’attarder à l’indifférence des élèves ou leur ignorance de la diversité de débouchés dans le domaine des TIC. « Cette étude nous donne de l’information qui nous aidera à développer des stratégies adéquates qui convaincront les jeunes de poursuivre une carrière dans le domaine des TIC, explique Stéphane Boisvert, président de la Coalition et président, Bell Marchés Affaires. La Coalition travaille déjà avec ses membres pour améliorer les perspectives d’avenir des carrières du 21e siècle et pour
s’assurer qu’un message clair rejoigne tant les élèves que les gens qui les influencent — les parents, les professeurs et les conseillers en orientation. »
Les employeurs canadiens du secteur des TIC remplissent déjà difficilement certains postes et la mise à la retraite imminente de plusieurs employés menace d’aggraver encore plus la situation. C’est pourquoi la Coalition fut créée en 2007 par plusieurs intervenants intéressés par le développement des capacités en TIC du pays. « Les conclusions du rapport augurent bien pour renverser la vapeur et nous apprennent que la croissance des carrières en TIC aujourd’hui satisfait le critère du “facteur cool” de la génération Y, mentionne David Ticoll, directeur général de la Coalition. Par exemple, parmi les carrières les plus emballantes il y a celles des technologues spécialisés — concentrés en TIC ou multidisciplinaires —, qui travaillent à la fine pointe de l’innovation de chaque domaine, les produits en TIC, les médias sociaux, la recherche médicale et les soins de santé, les infrastructures écologiques, le design automobile, les arts, etc. Les possibilités sont illimitées! »
En se basant sur le rapport, la Coalition croit en l’urgence de veiller à ce que les élèves qui se disent intéressés par les TIC soient dirigés vers le bon parcours scolaire et professionnel afin que leurs compétences se conjuguent parfaitement avec les défis à affronter. Le secteur des TIC et les autres parties intéressées devraient reconnaître chez les élèves la diversité de leurs motivations, rendre le domaine plus attirant et miser sur l’éducation et des programmes de recrutement qui leur offrent une variété apparentée de stratégies et de débouchés. Autres faits importants du rapport :
• 39 % des élèves sondés voient une carrière ou un emploi dans les TIC comme attrayant ou très attrayant, 19 % comme non intéressant alors que le reste (près de la moitié) se disent indifférents ou incertains;
• 30 % se disent intéressés par une carrière ou un emploi dans les TIC, 27 % nullement intéressés, alors que le reste, 43 %, sont indifférents ou incertains;
• 77 % croient qu’un emploi dans les TIC offre un salaire équivalent ou supérieur à la
moyenne;
• 74 % pensent de ces emplois qu’ils offrent une sécurité équivalente ou supérieure à la
moyenne;
• Les filles (32 %) sont moins nombreuses que les garçons (41 %) à voir un emploi et une
carrière dans les TIC comme attrayants; et enfin,
• Parmi les villes couvertes par l’enquête (Vancouver, Calgary, Toronto, Montréal et (Halifax), Montréal affichait le plus fort intérêt pour les TIC, où 54 % les considèrent comme attrayantes, suivie de Vancouver avec 44 %.
Davantage d’élèves (83 %) se tournent vers leurs parents pour se renseigner sur les carrières — contre 63 % vers les amis, 50 % vers les professeurs et seulement 43 % vers les conseillers en orientation. Par ailleurs, un petit sondage mené auprès de 30 parents a montré qu’ils sont peut-être moins optimistes quant aux carrières dans les TIC que leurs enfants. Seulement 19 % des étudiants estiment les TIC inintéressantes contre 33 % de parents.
La recherche, menée de novembre 2008 à février 2009, avait pour objectif de découvrir les visions des élèves du secondaire sur les emplois et carrières dans les TIC. Elle met en lumière leurs perceptions des carrières de ce milieu. Pour comprendre les raisons de ce déclin des inscriptions, le Conference Board du Canada a demandé à 1034 élèves de secondaire 3 et 4, à Halifax, Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver, de parler de leurs perceptions et attitudes concernant l’apprentissage et les carrières en TIC. De plus, 60 parents et 54 conseillers en orientation scolaire et professionnelle ont offert leurs perspectives sur l’instruction et les carrières en TIC.
À propos de la Coalition canadienne pour une relève en TIC
Fondée en 2007 à l’instigation de Bell Canada, la Coalition canadienne pour une relève en TIC est une initiative multilatérale ouverte, pilotée par l’industrie, et à vocation pratique. Sa mission est d’assurer que les organisations canadiennes puissent recruter les professionnels des technologies de l’information et des communications qui possèdent les connaissances, les compétences et le talent pour répondre aux besoins changeants et variés de ce domaine passionnant. Ses membres incluent des entreprises, des établissements universitaires, des associations professionnelles, des organisations de l’industrie, et d’autres parties intéressées dans le développement des capacités en matière de TIC au Canada. Pour plus de renseignements, veuillez visiter le www.cctic.ca.
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Source : Coalition canadienne pour une relève en TIC
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