Des mesures concrètes pour assurer une relève de qualité dans un secteur vital pour Montréal

Montréal, le 29 avril 2009 – Dans le mémoire qu’elle dépose aujourd’hui à la Commission permanente du Conseil d’agglomération sur le développement économique de Montréal, la Coalition canadienne pour une relève en TIC présente une série de mesures concrètes et de démarches pour assurer la croissance du secteur des technologies de l’information et des communications. « Le développement économique de Montréal passe certainement entre autres par le domaine des TIC. Il est donc primordial de favoriser son développement et d’assurer une relève de qualité », affirme Stéphane Boisvert, président de la Coalition canadienne pour une relève en TIC et président de Bell Canada, groupe Grandes entreprises.

C’est dans le cadre de l’étude publique de la grappe des TIC que la Commission du Conseil reçoit les mémoires des principaux joueurs de cette industrie. La Coalition a d’abord tenu à affirmer sa solidarité avec l’organisme TechnoMontréal, leader dans la croissance de la grappe des TIC du Grand Montréal. L’approche de TechnoMontréal étant complémentaire à celle de la Coalition.

À Montréal, la grappe des TIC regroupe 5 000 entreprises totalisant 120 000 emplois. La vitalité de ce secteur réside dans la qualité de sa relève; or de 2002 à 2005, les établissements postsecondaires ont noté une diminution des inscriptions de 26 % dans les programmes en TIC. À terme, il n’y aura donc en 2010 que 4 002 diplômés, soit 893 de moins qu’anticipé, d’où l’importance de stimuler une relève de qualité pour assurer le développement de ce secteur vital pour l’économie de Montréal. Au cours des huit prochaines années, les employeurs du Canada devront embaucher environ 150 000 professionnels en TIC en réponse à la croissance continue du secteur et aux départs à la retraite du personnel actuel : la situation est alarmante.

Des mesures concrètes

«En tant qu’entreprise innovante, Bell est bien au fait de la difficulté de recruter les meilleurs éléments de ce secteur et du rétrécissement du bassin de talents. La diminution des inscriptions en TIC pousse maintenant les compagnies à entreprendre des efforts plus intenses pour recruter les meilleurs talents. L’ampleur du problème exige une réaction vigoureuse et concertée, » d’insister Stéphane Boisvert.

Selon le mémoire de la Coalition, il y a trois principaux canaux pour le recrutement de main-d’œuvre : la réorientation et les formations complémentaires; l’augmentation de l’inscription en TIC dans les établissements postsecondaires et l’immigration de professionnels.

Dans un premier temps, la Coalition a mis en œuvre la création d’un programme universitaire uniforme canadien (IT Management for Business) pour assurer que l’élaboration du curriculum d’étude soit faite conjointement entre les entreprises et les universités, ce qui correspondra davantage aux besoins de l’industrie pour les nouveaux emplois en TIC..Ce programme sera annoncé à l’automne 2009 et ouvert aux inscriptions dès l’automne 2010.

D’autre part, les employeurs doivent mettre en oeuvre une proposition de carrière en TIC plus stimulante où l’avancement dans l’entreprise est facilité grâce à une intégration des fonctions de gestion. Il s’agit d’une approche qui va bien au-delà d’un coup de marketing en rendant réellement les emplois plus accessibles et plus dynamiques, et en améliorant la formation.

Une fois ces étapes complétées, la Coalition espère lancer une Semaine des TIC afin de faire la promotion de ces changements auprès des étudiants, des enseignants, des parents et des conseillers en orientation pour les informer des multiples carrières stimulantes et créatives disponibles dans le domaine des TIC.

Enfin, dans le but de conserver les talents qui seront issus de cette nouvelle structure, il est primordial d’accroître et de stimuler le bassin d’entreprises et d’organismes en TIC du Grand Montréal, qui regroupe déjà 73 % des emplois québécois en TIC, afin d’affirmer le leadership mondial de Montréal comme centre de créativité et d’innovation. En plus de permettre une meilleure rétention des cerveaux québécois, cela aura pour effet d’attirer des travailleurs compétents provenant d’ailleurs.

A propos de la Coalition canadienne pour une relève en TIC

Fondée en 2007 à l’instigation de Bell Canada, la Coalition canadienne pour une relève en TIC est une initiative qui vise à mieux faire connaître les technologies de l’information et des communications auprès du public, et plus particulièrement auprès des employés potentiels, afin de stimuler une relève de qualité. La Coalition est une initiative multilatérale ouverte, pilotée par l’industrie, et à vocation pratique. Sa mission est d’assurer que les organisations canadiennes puissent recruter les professionnels des technologies de l’information et des communications qui possèdent les connaissances, les compétences et le talent pour répondre aux besoins changeants et variés de ce domaine passionnant. Ses membres incluent des entreprises, des établissements universitaires, des associations professionnelles, des organisations de l’industrie, et d’autres parties intéressées dans le développement des capacités en matière de TIC au Canada. Il est à souligner que la majorité des membres sont situés à Montréal et à Toronto, et que le siège social de la Coalition est basé à Montréal.
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Renseignements :

Caroline Couillard
Morin Relations Publiques
T. (514) 289-8688, poste 233
C. (514) 755-5729
caroline@morinrp.com

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